Silence et inaction face à la barbarie : jusqu’à quand ?
Une fois de plus, deux policiers sont tombés sous les balles assassines de gangs armés, cette fois à Liancourt, départment de l’Artibonite, mardi 22 juillet 2025. Leur véhicule blindé a été incendié, et sont abattus dans l’exercice de leur fonction. Et jusque-là, ni la Primature, ni le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), ni la Direction Générale de la Police Nationale d’Haïti (PNH) n’ont daigné réagir officiellement. Aucun mot, aucun geste, aucune action concrète. Le silence institutionnel devient une complicité passive.
À chaque drame, on attend, avec lassitude, le sempiternel communiqué de condamnation. Un texte stérile, déconnecté des réalités du terrain, sans suite, sans engagement réel. Pourtant, les gangs ne reculent devant rien. ils avancent, prennent position, tuent, brûlent, terrorisent. Et l’État ? Il observe, tergiverse, s’efface.
Comment prétendre restaurer la confiance dans les institutions lorsque ceux qui incarnent le pouvoir s’enferment dans le mutisme et l’inaction ? Ces policiers, morts en service, avaient des familles, des collègues, une patrie à défendre. Leur sacrifice appelle non seulement des hommages, mais des réponses fortes, durables et responsables.
L’heure n’est plus aux discours ni aux postures. Elle est à la reconquête du territoire, à la refondation de l’autorité de l’État. Le peuple attend autre chose que des mots. Il attend une volonté, un plan, des résultats. Chaque minute d’inaction est une minute offerte aux criminels pour consolider leur pouvoir.
Jusqu’à quand continuerons-nous à regarder la République se consumer sans sursaut ?

