Thursday, March 19, 2026
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Crise au parquet de Port-au-Prince : L’OCNH interpelle le ministre de la Justice face aux accusations visant le commissaire Frantz Monclaire

Dans une note officielle publiée le 4 août 2025, Me Camille Occius, directeur exécutif de l’Organisation des Citoyens pour une Nouvelle Haïti (OCNH), exprime sa vive préoccupation face aux tensions persistantes entre le commissaire du gouvernement, Me Frantz Monclaire, et les avocats du barreau de Port-au-Prince. L’OCNH presse le ministère de la Justice d’intervenir pour préserver l’intégrité du système judiciaire.

Le parquet de Port-au-Prince traverse une crise institutionnelle majeure. Depuis plusieurs semaines, des membres du barreau dénoncent publiquement le comportement du chef du parquet, Me Frantz Monclaire, qu’ils accusent de pratiques contraires à l’éthique, voire de corruption. Ce dernier conteste vigoureusement ces allégations, mais le bras de fer s’intensifie, avec des protestations publiques, des appels à sa démission et un blocage fonctionnel au sein du tribunal. Me Camille Occius, par la voix de l’OCNH, alerte sur l’impact néfaste de cette situation sur l’accès à la justice dans une juridiction pourtant désignée comme modèle.

Dans sa correspondance, Me Occius rappelle au ministre de la Justice, le Dr Patrick Pélissier, qu’en vertu des articles 65 et 66 de la loi sur le statut de la magistrature, ainsi que du décret du 4 mai 2016 portant réorganisation du MJSP, il dispose de l’autorité pour diligenter une enquête disciplinaire, voire prononcer une suspension conservatoire du commissaire. L’OCNH insiste sur l’urgence d’une réponse formelle et structurée pour restaurer la confiance du public et préserver la crédibilité du parquet.

En soulignant le rôle de l’Inspection judiciaire du ministère, Me Occius propose que cette instance soit saisie pour évaluer les faits reprochés à Me Monclaire de manière objective. Cette enquête permettrait non seulement de vérifier les accusations de corruption ou d’abus, mais aussi d’assurer le respect des droits du mis en cause, dans une démarche conforme aux principes de justice et de transparence.

Pour Me Camille Occius, le silence du ministère dans cette affaire serait non seulement une faute institutionnelle, mais un aveu d’impuissance face à la dérive d’un appareil judiciaire fragilisé. Il en appelle à une réaction immédiate et responsable pour démontrer que l’État haïtien reste capable d’agir contre l’impunité, même en son propre sein.

pascalfleuristil2018@gmail.com

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Pascal Fleuristil

Je suis Pascal Fleuristil, originaire de l'Arcahaie. J'ai étudié la communication à l'ISNAC. Passionné du journalisme, Je m’intéresse à tous les sujets d'intérêt général.