Thursday, March 19, 2026
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Saisie d’un superpétrolier au large du Venezuela : Washington frappe fort, Caracas fulmine

La décision des États-Unis de saisir un gigantesque pétrolier chargé de brut vénézuélien et iranien mercredi 10 décembre 2025 relance les tensions explosives entre Washington et Caracas. Tandis que l’administration Trump justifie une opération « légale » visant un réseau pétrolier sanctionné, le gouvernement vénézuélien dénonce un acte de « piraterie internationale » destiné à affaiblir davantage son économie.

La saisie du pétrolier Skipper, un Very Large Crude Carrier transportant plus d’un million de barils de pétrole brut, a été présentée par Donald Trump comme « la plus importante » jamais menée par les États-Unis. Selon le Département de la Justice, le navire était sous sanctions depuis plusieurs années en raison de son rôle présumé dans un réseau d’exportation clandestine finançant des organisations considérées comme terroristes par Washington. L’opération, exécutée conjointement par le FBI, les garde-côtes américains et le service des enquêtes de sécurité intérieure, illustre une stratégie assumée : frapper au cœur les flux pétroliers jugés illégaux pour freiner les ressources financières de plusieurs États sous sanctions, dont le Venezuela et l’Iran.

Du côté de Caracas, la riposte verbale ne s’est pas fait attendre. Le ministère vénézuélien des Affaires étrangères a qualifié la saisie d’« attaque flagrante » contre la souveraineté du pays, dénonçant un « vol de ressources nationales » orchestré par Washington. Le puissant Diosdado Cabello est allé plus loin encore, accusant les États-Unis de se comporter en « pirates modernes ». Même si le président Nicolás Maduro n’a pas cité directement l’affaire lors d’un rassemblement, il a condamné « l’interventionnisme illégal » américain dans la région, en rappelant les effets dévastateurs des sanctions sur l’économie vénézuélienne. À Bruxelles, les inquiétudes montent également : une chute annoncée de 75 % des achats européens de pétrole brut en 2025 pourrait accentuer la pression sur un pays déjà en crise.

Avec cette saisie spectaculaire, Washington affirme encore un peu plus sa ligne dure, tandis que Caracas voit se refermer un peu plus l’étau économique autour de ses barils. Un nouvel épisode dans un bras de fer qui, loin de s’apaiser, semble appeler d’autres confrontations en haute mer.

pascalfleuristil2018@gmail.com

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Pascal Fleuristil

Je suis Pascal Fleuristil, originaire de l'Arcahaie. J'ai étudié la communication à l'ISNAC. Passionné du journalisme, Je m’intéresse à tous les sujets d'intérêt général.