7 février 2026 : La communauté internationale acte la fin du CPT et renvoie la balle aux Haïtiens
À l’approche de l’échéance du 7 février 2026, les signaux se multiplient au sein de la communauté internationale pour confirmer la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT). Après Washington et Ottawa, l’Organisation des États Américains (OEA) s’inscrit dans cette dynamique, tout en adoptant une posture plus prudente et institutionnelle.
Dans un communiqué publié en début de soirée le 22 janvier, l’OEA rappelle que le 7 février 2026 marquera la sortie de scène des membres du CPT. L’organisation régionale insiste toutefois sur un principe clé : les décisions relatives aux futurs mécanismes de gouvernance doivent émaner en priorité du leadership haïtien et des acteurs nationaux concernés. Ce rappel, à la fois ferme sur le calendrier et mesuré sur la suite du processus, tranche avec les prises de position plus directes des États-Unis et du Canada, qui ont déjà exprimé des attentes claires quant à l’après-CPT.
Cette retenue n’est pas anodine. Acteur central de la mise en place du CPT, l’OEA évite soigneusement de s’aligner sur un camp ou de préjuger des scénarios de transition. Elle semble privilégier un rôle d’accompagnateur plutôt que d’arbitre, consciente de la sensibilité d’un contexte où toute ingérence perçue pourrait fragiliser davantage un équilibre institutionnel déjà précaire.
En fixant le cap sans dessiner la route, l’OEA acte la fin d’une étape tout en laissant aux Haïtiens la responsabilité historique d’écrire la suivante : celle où la transition cessera d’être une parenthèse pour devenir un véritable passage vers une gouvernance légitime et durable.
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