Affaire des « sacs de sucre » : Le renvoi de Walner Saint-Dic et Dimitry Nevil embarrasse le ministère de la Défense
La décision du ministère de la Défense de renvoyer avec « déshonneur » les soldats de première classe Walner Saint-Dic (50157) et Dimitry Nevil (50280) continue de susciter de vives interrogations.
Selon le document officiel, ces militaires auraient obtenu quatre sacs de sucre auprès d’un individu identifié comme « Adams ainsi connu ». Or, comment une institution de l’État peut-elle prononcer une sanction aussi grave, allant jusqu’à l’humiliation publique, alors que l’identité complète du principal plaignant n’apparaît même pas clairement dans le dossier rendu public ?
Cette affaire devient encore plus troublante lorsque l’on constate que le document mentionne également d’autres militaires impliqués, notamment Jean Gilles Lenes (50590) et Burthenson Hall (50937). Pourtant, seuls Walner Saint-Dic et Dimitry Nevil semblent avoir été publiquement désignés pour porter le poids de cette affaire. Pourquoi cette différence de traitement ? Quelles conclusions précises l’enquête a-t-elle établies concernant chacun des militaires cités ?
Sous l’autorité du ministre de la Défense, Mario Andrésol, cette décision était sans doute censée démontrer la fermeté de l’institution militaire. Cependant, elle risque plutôt d’alimenter les doutes sur la transparence de la procédure et sur l’équité des sanctions appliquées.
Dans un contexte où la population réclame davantage de rigueur et de responsabilité à tous les niveaux de l’État, nombreux sont ceux qui estiment que la crédibilité d’une institution ne se mesure pas à sa capacité d’humilier publiquement ses subalternes, mais à sa capacité de garantir une justice impartiale, fondée sur des preuves incontestables et sur le respect des droits de chacun.
L’honneur des Forces Armées d’Haïti se protège par la vérité et la transparence, non par des décisions qui laissent subsister autant de zones d’ombre.
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