Paix et sécurité : le gouvernement engage un dialogue avec le secteur Vodou en vue de la réconciliation nationale
Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, accompagné de la ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Raina Forbin, a rencontré, le mercredi 17 juin 2026, des représentants du secteur Vodou dans le cadre d’un dialogue consacré à la paix, à la sécurité et à la réconciliation nationale. Cette initiative s’inscrit dans une série de consultations engagées avec les différents secteurs de la vie nationale afin de favoriser une sortie de crise et de préparer les conditions d’élections jugées crédibles et sécurisées.
Au cours des échanges, le chef du gouvernement a réitéré sa volonté de poursuivre les efforts visant à rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire national. « À travers le renforcement progressif des capacités des forces de l’ordre, la coordination des institutions de sécurité et la mobilisation de tous les moyens de l’État, l’Exécutif entend répondre avec rigueur aux défis sécuritaires majeurs auxquels le pays est confronté », a affirmé le gouvernement dans son communiqué.
Les discussions ont également mis l’accent sur l’importance d’un dialogue impliquant l’ensemble des composantes de la société haïtienne pour renforcer la cohésion sociale et favoriser une réconciliation nationale durable. Les participants ont souligné la nécessité de placer les victimes de la crise sécuritaire au centre du processus de reconstruction, en privilégiant la vérité, la responsabilité et le respect mutuel.
Les représentants du secteur Vodou ont, de leur côté, réaffirmé leur disponibilité à contribuer aux efforts de médiation sociale, de sensibilisation au sein des communautés et de consolidation de la paix en collaboration avec les autres secteurs de la société. À l’issue de la rencontre, les deux parties ont convenu de mettre en place un mécanisme de suivi chargé d’assurer la continuité du dialogue et l’application des recommandations formulées.
Dans son communiqué, le gouvernement a renouvelé son appel à l’unité nationale et à la mobilisation collective, estimant que l’implication de tous les secteurs de la société demeure indispensable pour construire une Haïti plus stable, plus sûre et tournée vers l’espoir.

