Graduation sous pression : L’INFP dénonce les dérives financières de certains centres professionnels privés
À quelques semaines de la clôture de l’année académique, l’Institut National de Formation Professionnelle (INFP) hausse le ton contre des pratiques qu’il juge abusives dans plusieurs établissements privés de formation professionnelle. L’institution rappelle que la participation à une cérémonie de graduation demeure un choix personnel et qu’aucun étudiant ne peut être privé de son diplôme pour avoir refusé de payer des frais liés à cet événement. En ouvrant un registre officiel de plaintes, l’INFP entend protéger les étudiants victimes de ces exigences financières qu’il considère contraires aux principes d’équité et au droit à l’éducation.
L’INFP affirme avoir reçu de nombreuses dénonciations faisant état d’écoles professionnelles privées qui imposent des frais de graduation élevés, souvent réclamés en dollars américains, tout en menaçant de retenir les certificats des étudiants incapables de s’en acquitter. Pour l’institution, cette pratique constitue une atteinte grave aux droits des apprenants, particulièrement ceux issus de familles à faibles revenus. Elle rappelle qu’un étudiant ayant rempli toutes les exigences académiques et administratives ne peut être privé de son diplôme pour des raisons liées à une activité festive.
Face à cette situation, la Direction générale de l’INFP annonce des mesures concrètes afin de mettre fin à ces abus. Les étudiants concernés pourront désormais s’inscrire dans un registre spécialement mis en place pour signaler leur cas. L’institution s’engage à assurer leur évaluation, à régulariser leur dossier et, si nécessaire, à délivrer directement leurs certifications. L’objectif est de garantir que personne ne soit pénalisé par des pratiques commerciales jugées contraires à la mission de la formation professionnelle.
À travers cette initiative, l’INFP réaffirme son rôle de garant de l’intégrité du système de formation professionnelle en Haïti. En s’attaquant aux dérives financières qui compromettent l’accès aux diplômes, l’institution envoie un message clair : les droits des étudiants ne doivent jamais être sacrifiés au profit d’intérêts économiques.
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