Wednesday, September 23, 2026
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L’ONU existe-elle dans un monde de Guerre et d’injustice sociale ?

Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a prononcé un discours marquant le 22 septembre 2026 lors de l’ouverture du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies (ONU) à New York.Conformément à la tradition onusienne, le dirigeant du Brésil a été le tout premier chef d’État à monter à la tribune.

Son allocution a été caractérisée par une critique sévère de la gouvernance mondiale actuelle.

Voici les points clés de son intervention

Dénonciation de l’inaction internationale :
Lula a vivement critiqué l’ONU et son Conseil de sécurité, estimant que sa « crédibilité n’a jamais été aussi faible ». Il a affirmé que la communauté internationale était « otage de l’inaction » face aux conflits mondiaux majeurs (comme ceux à Gaza et en Ukraine).

Défense de la souveraineté nationale : Il a insisté sur le refus de son pays de se soumettre à des structures internationales unilatérales et a fermement rappelé que « le Brésil ne cabe no quintal de ninguém » (le Brésil n’a sa place dans l’arrière-cour de personne), tout en insistant sur le respect de la souveraineté nationale face aux ingérences extérieures.

Critique des initiatives unilatérales : Le président brésilien a notamment ciblé les projets de Donald Trump visant à instaurer un nouveau “Conseil de la paix”, affirmant que cela reviendrait à proposer une organisation « dans laquelle il serait le seul à exercer le pouvoir ».

Défis globaux : Lula a également profité de cette tribune pour aborder la lutte contre le changement climatique, la protection de l’Amazonie, la réglementation de l’intelligence artificielle et la lutte contre la criminalité organisée.

De plus, le président brésilien a exprimé haut et fort ce que beaucoup d’autres dirigeants disent à voix basse. Il se comporte en tant qu’un homme et un chef d’Etat pour qu’il a abordé le sujet des Nations Unies.

Le dirigeant estime que l’ONU a perdu le cap en laissant les États-Unis et Trump agir à leur guise dans le monde, comme s’ils étaient les maîtres de la planète. Le président Lula est clair : l’ONU a perdu tout bon sens et toute direction, laissant les Américains s’en prendre à plusieurs pays comme Cuba, le Venezuela et Haïti et dénoncer la guerre au moyen orient. Il ajoute que les États-Unis osent même s’ingérer dans les élections brésiliennes. Il demande au Conseil de sécurité de l’ONU de rappeler les États-Unis à l’ordre, de leur faire comprendre qu’ils ne sont pas les maîtres du monde et que chacun est responsable chez soi. Il qualifie ces agissements d’absurdité et de cruauté.

Par ailleurs, le président Lula a déclaré que le Brésil a besoin d’une bonne coopération avec un pays comme les États-Unis pour l’aider à endiguer la criminalité brésilienne à l’étranger qui alimente les gangs au Brésil, notamment à Rio de Janeiro, et il estime que c’est le type de coopération que les Nations Unies doivent instaurer entre eux pour résoudre le problème de l’insécurité et de la criminalité transnationale.

Par ailleurs, Lula a exhorté le Conseil de sécurité à jouer pleinement son rôle, sans parti pris, pour un monde juste et pacifique, et a encouragé tous les États membres à respecter la souveraineté des autres pays.

Figaro MATELOT
figarom1992@gmail.com

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