Face à une fronde mondiale, la FIFA enterre son projet d’ouverture aux investisseurs privés
Sous la pression des principales confédérations de football et de nombreuses critiques, la FIFA a annoncé, vendredi 31 juillet 2026, l’abandon de son projet de création d’une société ouverte aux capitaux privés pour gérer ses compétitions commerciales. L’initiative, portée par Gianni Infantino, avait suscité une vive contestation à l’échelle internationale.
La FIFA a finalement fait marche arrière. Dans un communiqué publié vendredi, son président, Gianni Infantino, a confirmé que le projet de création de la FIFA Forward Enterprise (FFE) ne serait pas mis en œuvre. Cette structure devait permettre à des investisseurs privés de participer à la gestion des activités commerciales et événementielles de l’instance mondiale, avec l’objectif de générer jusqu’à 10 milliards de dollars destinés au développement du football au cours des quatre prochaines années.
Présentée quelques jours plus tôt, cette proposition a rapidement provoqué une vague d’opposition. L’UEFA a été la première à exprimer son désaccord, allant jusqu’à évoquer un boycott des prochaines Coupes du monde. La Concacaf et la Confédération asiatique (AFC) ont ensuite rejoint cette position, estimant que le projet risquait de compromettre l’indépendance et la gouvernance du football mondial. L’AFC a notamment appelé à une réforme du fonctionnement de la FIFA avant toute initiative de cette ampleur.
Le projet a également subi un revers de taille avec la démission de Carlos Cordeiro, conseiller principal de Gianni Infantino. L’ancien dirigeant a dénoncé une stratégie consistant à céder une part permanente des actifs les plus précieux de la FIFA en échange d’un financement immédiat, qu’il jugeait préjudiciable à l’avenir du football.
De son côté, la Confédération sud-américaine (Conmebol) a préféré réclamer davantage de précisions sur les modalités de la réforme, tandis que les confédérations africaine et océanienne ont adopté une position plus prudente, invitant leurs associations membres à examiner le dossier avant de se prononcer.
En renonçant à ce projet controversé, la FIFA évite une crise institutionnelle majeure. Ce recul met toutefois en lumière les profondes divergences entre les instances du football mondial sur les questions de gouvernance, de financement et de préservation de l’autonomie de ce sport.
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