Haïti : L’OEA veut écarter des prochaines élections les candidats liés aux trafics illicites
À l’approche des prochaines échéances électorales en Haïti, l’Organisation des États américains (OEA) entend renforcer les critères d’éligibilité et de crédibilité des futurs candidats. Son secrétaire général, Albert Ramdin, estime notamment que les personnes impliquées dans des trafics illicites ou présentant des dossiers particulièrement douteux ne devraient pas pouvoir briguer un mandat électif.
Lors d’une réunion tenue au siège de l’OEA, Albert Ramdin a indiqué que l’organisation avait sollicité l’expertise de la Commission de Venise afin de définir des balises susceptibles de limiter l’accès aux élections à des candidats faisant l’objet de graves préoccupations. Cette démarche vise à renforcer la transparence du processus électoral et à éviter que des personnalités soupçonnées d’activités illicites ne puissent utiliser les institutions électives pour consolider leur influence. L’OEA a également mis à disposition une plateforme destinée à faciliter l’inscription des candidats.
Au-delà de la question de l’éligibilité, le secrétaire général de l’OEA a réaffirmé l’importance de la tenue des élections en Haïti au cours de cette année. Le gouvernement haïtien a déjà demandé l’appui de l’organisation pour une mission d’observation électorale, dont le déploiement est prévu en décembre. Cette présence internationale devrait contribuer à suivre le déroulement du scrutin et à renforcer la confiance autour du processus.
À quelques mois des échéances annoncées, la sélection des candidats apparaît donc comme l’un des enjeux majeurs du processus. Pour l’OEA, la crédibilité des futures élections passera aussi par la capacité des institutions haïtiennes à garantir que les urnes ne deviennent pas une porte d’entrée pour des acteurs associés aux réseaux de trafics illicites.
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