Le “Pati Sèvitè Ayisyen” mobilise à Limonade et pose ses conditions pour les élections
Un peu plus d’un mois après son lancement à Ouanaminthe, le Pati Sèvitè Ayisyen (PSA) a organisé, dimanche 27 septembre 2026, son deuxième grand rassemblement public dans le Nord. L’activité, tenue à Limonade, a réuni, selon les organisateurs, plusieurs milliers de sympathisants venus de différentes communes. À cette occasion, la formation politique a poursuivi la présentation de son projet et précisé sa position sur le processus électoral en cours dans le pays.
Ce rassemblement intervient après le lancement national du parti organisé le 22 août dernier à Ouanaminthe, dans le Nord-Est. Cette première cérémonie avait réuni des délégations venues de plusieurs régions d’Haïti ainsi que des représentants de la diaspora. Le PSA avait alors présenté les grandes lignes de son orientation politique et les objectifs qu’il entend poursuivre sur la scène nationale.
Lors de cette première présentation, Wideline Pierre avait décrit le PSA comme une organisation politique engagée dans la transformation économique et sociale d’Haïti. Elle avait notamment mis l’accent sur l’unité nationale et sur la nécessité d’organiser la population afin de favoriser une participation plus importante des citoyens à la définition des politiques publiques. À Limonade, le parti a poursuivi cette démarche en revenant sur les principaux axes de son projet.
Le programme du PSA s’articule autour de quatre piliers : réveiller la Nation, la réconcilier, refaire son unité et mener la bataille d’une révolution économique et sociale. Selon les dirigeants du parti, cette dernière doit permettre de créer de la richesse au bénéfice de l’ensemble des Haïtiens, sans distinction. Le PSA présente cette vision dans un contexte national marqué par une crise persistante sur les plans sécuritaire, politique et économique.
Sur la question électorale, le parti a également affiché une position claire. Pour le PSA, la sécurité doit être une condition préalable à l’organisation des élections.
La formation politique réclame également la création d’un climat de confiance avant la tenue de tout scrutin. Elle estime, par ailleurs, qu’il serait problématique d’organiser des élections sous l’autorité d’un gouvernement de transition qui disposerait déjà de ses propres candidats et de son propre parti politique.
Le PSA n’a toutefois pas précisé les responsables politiques ou les formations qu’il visait par cette dernière déclaration. À Limonade, le parti a donc profité de ce deuxième rassemblement public pour réaffirmer ses orientations, mobiliser ses sympathisants et exposer ses exigences face au processus électoral. Cette nouvelle étape intervient alors que le pays reste confronté à de profondes difficultés sécuritaires, politiques et économiques.

