Wednesday, November 4, 2026
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Haïti sera libre » : Bukele appelle à reprendre le pays des mains des traîtres

Le président salvadorien, Nayib Bukele, a dans une déclaration publiée sur son compte X mardi 3 novembre , vivement dénoncé la participation de certains Haïtiens dans le maintien de la crise sécuritaire que traverse le pays. Dans un message directement adressé à la population haïtienne, le dirigeant a estimé que les difficultés du pays ne sont pas uniquement liées aux interventions étrangères, mais également à la complicité de personnes qui contribuent à l’expansion des groupes armés et à la destruction du tissu social.

Pour étayer son argumentation, le chef de l’État salvadorien s’est référé à l’assassinat de Jean-Jacques Dessalines, qu’il présente comme un symbole historique de la trahison au sein de la société haïtienne. Il a rappelé que le père fondateur de la nation avait été assassiné par des hommes qui avaient pourtant combattu à ses côtés. Selon lui, cette logique de trahison, motivée par des intérêts personnels au détriment de l’intérêt collectif, continue de se manifester dans le pays. « Ces traîtres existent toujours en Haïti », a-t-il soutenu.

Bukele a particulièrement mis en cause les réseaux qui soutiennent les gangs armés, notamment ceux qui les financent, leur procurent des armes ou facilitent leurs activités criminelles. Il a également dénoncé la participation de certains compatriotes dans des activités liées au trafic de drogue, au contrôle de territoires et à la collaboration avec des intérêts étrangers. Pour lui, ces acteurs locaux jouent un rôle dans la persistance des violences et ne peuvent être écartés des responsabilités dans la situation actuelle.

Le président salvadorien a ensuite interpellé les Haïtiens sur la nécessité de reconnaître les responsabilités internes dans la crise. Il a notamment demandé comment les acteurs étrangers auraient pu mener leurs activités sans le soutien de certains individus présents sur le territoire national. Évoquant les assassinats, les déplacements forcés et les pillages, il a appelé la population à reprendre le contrôle de ses communautés et à ne plus laisser les groupes criminels dicter leur loi.

Dans la dernière partie de son message, Nayib Bukele a réaffirmé le soutien du Salvador au peuple haïtien dans sa quête de sécurité et de liberté. Il a toutefois précisé que son pays ne se considère pas comme une force d’invasion, mais comme un partenaire venu prêter assistance aux Haïtiens. « Nous ne sommes pas des envahisseurs. Nous sommes des gens courageux, tout comme vous », a-t-il déclaré. Le dirigeant a terminé son intervention en promettant d’accompagner Haïti dans la reconquête de son territoire, avec cette formule : « Et finalement, Haïti sera libre. »

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Miracson Mondesir

Miracson Mondesir, originaire de Mirebalais, est un journaliste professionnel. Rédacteur polyvalent, ayant la capacité de traiter plusieurs sujets avec succès notamment la politique et la culture. Il pratique le journalisme pour être utile à sa communauté.

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